Elle crée Frida-54 une marque de décoration d’intérieur

Lors d’une visite à une connaissance, j’ai l’opportunité de rencontrer cette dame de coeur, Édith Tialeu. Je suis tout de suite séduite par sa force de caractère et son implication dans son travail. Nous avons échangé et elle m’a donné des conseils que je garde jusqu’à aujourd’hui.

Edith Tialeu

Edith Tialeu est née en France et a grandi en région parisienne (Puteaux, près de La Défense). Après une brillante carrière dans l’industrie de la mode (Chloe, Kenzo, APC, DIM et MOA), elle a décidé de s’installer dans le pays d’origine de ses parents, le Cameroun.

En 2016, elle a acheté un aller simple pour Douala, notre capitale économique. Parcequ’elle souhaitait réaliser son rêve de créer une marque de design d’intérieur combinant un savoir-faire camerounais et africain avec des influences mondiales. En septembre 2017 ce reve se realise, Edith sort sa marque Frida-54 qui est une marque de décoration d’intérieur qui réalise des objets de la maison par des artisans en mettant en avant leur savoir-faire ancestrale. Frida est un mélange en tradition africaine et modernité. Nous travaillons différent matériaux, coton (tissage, vannerie, tannerie et poterie.

“Frida c’est le nom de ma grand-mère maternelle à travers elle je découvre mon héritage africain, et 54 représente les pays d’Afrique. ” Nous avoue t’elle

Il est vendu en ligne, en France, à Los Angeles, au Ghana et bientôt, elle s’étendra au Canada, au Royaume-Uni et dans d’autres pays du nord. Son équipe met actuellement la dernière main à ses points de distribution.
Elle a lancer sa première collection de 2019: «libère ton esprit» . La marque reste très attentive à son aspect «Made in Cameroon». C’est l’ADN de Frida.

“Je connais les défis que peuvent rencontrer les entrepreneurs camerounais, en particulier ceux qui se sont établis sans avoir connu le fonctionnement du système. “Absolument! L’aspect le plus difficile concerne les ressources humaines. Mes artisans utilisent souvent des méthodes de travail archaïques. L’autre difficulté réelle est le manque de formation en gestion d’entreprise. Il existe une différence entre ce que vous apprenez à l’école et ce que vous aimez vraiment sur le terrain. Je pense que nous manquons de formations techniques (gestion, marketing, fiscalité, etc.), mais également de formations personnelles (prise de décision, gestion, confiance en soi, etc.). Nous avons besoin de plus de personnes qui traitent de ces questions lorsqu’elles parlent. retourner en Afrique “, déclare Edith Tialeu.


Néanmoins, elle reste motivée, consciente que le monde regarde de près ce continent. D’Abidjan à Johannesburg en passant par Lagos, le dynamisme entre les créateurs ne cesse de croître au fil des défilés de mode, des foires d’art, etc. Il ne fait aucun doute qu’Edith Tialeu réalisera son deuxième objectif et fera de Douala un capital créatif.

Source: https://www.societegenerale.com/en/strengh-of-africa/instants-africains/edith-tialeu, https://www.houzz.ru/pro/hellofrida/edith-tialeu

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